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Histoire :
Tout comme les soldats de l’ALS, ces volontaires effectuaient les patrouilles, le maintient de l’ordre ou encore étaient stationnés aux postes de contrôle. Certaines patrouilles pouvaient être faites conjointement avec des soldats israéliens. Akel Hachem fut l’un de leur commandant. Ils n’avaient pas leur propre unité, ils étaient intégrés à l’armée du Liban Sud et regroupés en groupe nommé simplement les «patrolgroups».
Ces patrolgroups qui comptaient environs une dizaine de soldats, étaient constitué aussi bien de membres de l’ALS que de volontaires (souvent 1 ou 2 volontaires par patrolgoups), la nuit l’effectif était au complet lors des patrouilles ou pour garder les camps fixes, alors que le jour, il n’était que deux ou trois.
Leurs uniformes étaient diversifiés, certains portaient l’uniforme israélien, d’autres des vêtements issus du civil comme des manteaux hollandais, d’autre encore portaient des uniformes 3 tons. Tous avaient les casques israéliens, mais très peu les mettaient pendant les patrouilles. La discipline avant 1982, n’était pas très réglementée, ce qui peut expliquer la diversité des ces uniformes. Par ailleurs, la plupart de leur matériel (sac de couchage, grenade à main, carburant…), provenait d’Israël. De même que pour les rations ou leur solde qu’ils percevaient par l’intermédiaire d’un « chauffeur de liaison ». Ce « chauffeur de liaison » faisait l’intermédiaire entre le commandement et les volontaires.
Les véhicules utilisés par les volontaires étaient tout simplement les mêmes qu’utilisé les soldats de l’ALS. Ils étaient donnés ou récupérés des israéliens tels que des M-113 Bardehlas, des Tiran 5, ou encore des Halftrack M-3. Cependant certain de leur M-113 était récupéré de l’armée libanaise et certaines Jeep provenaient de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban). Ils utilisaient aussi des véhicules civils, (Mercedes par exemple) lors des patrouilles ou encore des Land-Rover pour assurer les liaisons entre le commandement et eux-mêmes. Par ailleurs, ils avaient aussi positionnés des chars ou des pièces d’artillerie comme des M-50 ou des M-30 de 122mm, qui ne fonctionnaient plus dans des postes pour intimidé l’ennemie.
Ces volontaires n’ont jamais été nombreux au sein de l’ALS. A cette époque, libanais et israélien ne comprenaient pas pourquoi des gens venaient se battre pour eux alors qu’il ne parlait ni arabe, ni hébreux. Mais malgré leur petit nombre, Saad Haddad et le gouvernement israélien les ont toujours respectés. Ces volontaires étrangers faisaient partit de l’ALS à par entière, d’ailleurs certains ont participé à la guerre de Liban en 1982 et ont été jusqu’à Beyrouth, d’autres étaient en post juste au-dessous Château Beaufort avant cette guerre. (Texte : Julie Ludmann, d’après le témoignage de Rende Van de Kamp, volontaire dans l’ALS en 1981 et 1982)
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